Fin du suspense qui règne depuis mercredi matin, dans la gestion du pays. Les choses se précisent, suite au coup d’État militaire mené par des éléments de la garde présidentielle (GP) pour destituer le Président de la République Bazoum Mohamed.
Après le ralliement des autres Forces de défense et de sécurité (FDS), le lendemain, marquée par une série de communiqués lus à la télévision nationale par le colonel major Amadou Abdarahame, en l’absence de l’auteur principal du putsch, Tchiani resté plutôt silencieux, et qui a fait planer le doute sur la suite de l’intrusion militaire, les violons se sont davantage accordés deux jours plus tard .
L’option relative au choix unanime du général Salifou Modi, comme chef de la junte, par les autres militaires, qui a longuement circulé sur les réseaux sociaux, est écartée. Et c’est le patron de la sécurité présidentielle et l’instigateur du putsch Tchiani, en personne, qui prend les commandes et assume désormais les fonctions du chef de l’État. Sa déclaration à la télévision nationale, vendredi 27 juillet 2023, dans la matinée, est venue mettre fin aux spéculations. Il est désormais en tête du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), organe militaire composé de 15 membres.
A la tête du commandement de la sécurité présidentielle depuis 2011, sous la gestion d’Issoufou Mahamadou, Oumarou Tchiani a été reconduit dans ses fonctions en 2021, à l’issue de l’élection présidentielle qui a porté Bazoum Mohamed au pouvoir.
La chute du régime PNDS a été marquée une suite revancharde marquée par le saccage et l’incendie systématiques du siège du parti et le vol de ses matériels et meubles, des manifestations anti et pro et le déclenchement des interpellations des caciques du parti.
