Un nouveau régime dirige désormais le Niger. Les militaires, auteurs du coup d’État, ont à l’issue d’un communiqué lu à la télévision nationale, formé un nouvel organe de transition, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP).
Après une journée dans l’impasse, hier mercredi 26 juillet 2023, à Niamey, les choses sont tirées au clair désormais. Le coup d’État militaire est consommé après le ralliement des forces loyalistes venues en renfort des différentes localités du pays pour la démarche guerrière. Le président Bazoum Mohamed a été destitué.
Dans un communiqué, rendu public tard dans la nuit et lu par le colonel Amadou Abdrahamane, les militaires auteurs du coup d’État ont mis en place le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Il est entouré à cet effet de neuf officiers des Forces de défense et de sécurité (FDS).
Les auteurs du coup d’État n’ont pas encore donné le nom de leur chef mais dans les milieux civils et militaires, le nom du général Salifou Mody, ancien chef d’état-major des armées, revient sur les lèvres.
Cette situation intervient après l’échec des pourparlers entre le Président de la République et le chef de la garde présidentielle, le général Oumarou Tchiana, qui, à la tête de ses éléments, a engagé un mouvement d’humeur à la Présidence, marqué par l’interdiction d’accès à la résidence, aux bureaux et à ses environs.
Le Niger rejoint ainsi d’autres pays ouest africains où des juntes militaires ont pris le pouvoir depuis 2021, notamment en Guinée, au Mali, au Burkina Faso.

